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Erafli
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Re: K.I.D.S

le Ven 21 Avr - 20:17
( Vraiment désolé! ... Non je n'ai pas d'excuses :,) Je sais j'ai vraiment rien écris depuis... un mois? Ouais vraiment pas sympa... Mais je vais essayer d'etre plus présent... Parce que en plus c'est cool donc voila...)

Et voila... Comment passer pour le plus grand des abrutis en moins d'une heure. Mais comment pouvais-je me tromper de classe?? Ok, je suis bête mais je sais lire les affiches quand même! Le prof principal ( de physique) , à la fin de son heure m'explique alors qu'il n'y avait plus de seconde 5, il y avait trop peu d'élèves. On se rend à l'administration pour me mettre en première 5 vu que le niveau n'est pas franchement plus élevé. Voila! Officiellement, je suis en première 5! ... Mais quand même, j'ai honte de moi et de la première image que j'ai donné de moi aux autres. EN plus, ils avaient l'air tellement grands, tellement différents... Mais bon, rien a y faire. Il faudra que je m'y habitue.

 A midi, je m'assied sur l'herbe de la cour, sors le deuxième livre de la trilogie 1Q84 de Haruki Murakami, et plonge dedans. Au loin, j'entends des élèves de première sans doute parler des clubs qu'ils vont choisir... Il y en a trop. Bien sur, j'aime avoir le choix mais je déteste choisir. Il y a quoi déjà? A oui, le club de foot, de volley, d'athlétisme, de peinture et le dernier, c'était quoi? Un trou de mémoire... Ça m'arrive souvent ces derniers temps. A 13 heures, la sonnerie sonne. C'est déjà l'heure d’enchaîner, j'en peux plus! Je me lève et marche lentement vers la salle indiquée sur mon emploi du temps.

  Le soir, allongé sur mon lit, je réfléchis à cette journée... Pourrie vraiment. Aaah, je m'en souviens! Le club de musique, c'est ça! J'aurais du aller voir aujourd'hui... Bon c'est pas grave demain mercredi, vers 18 heures, sans doute n'y aura-t-il pas beaucoup de monde. ET puis, j’espère qu'ils ont une harpe. Sinon, franchement, ça sert à rien. Et petit à petit je m'endors en oubliant cette journée complètement ratée.
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Yonatsuki
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Re: K.I.D.S

le Lun 24 Avr - 17:01
( Je suis vraiment désolée de commencer ma partie seulement maintenant, tandis que les autres ont déjà autant avancé.... Disons que j'ai des circonstances mais maintenant je vais pouvoir m'investir à fond !! Voilà c'était un petit mot d'excuses pour mon inexistence...)

L’école ***, ce grand bâtiment âgé près d’un siècle et demi, à la palissade de briques rouges et beiges, se tenait à la croisée des rues *** et ***. Droit et imposant, typique des bâtiments haussmaniens, il surplombait les immeubles de son alentour, non pas seulement par sa taille, mais aussi par l’ambiance qui l’entourait, comme surnaturelle. Une rumeur l’expliquait, d’après celle-ci, ce lycée accueillait des enfants à problèmes dans leurs classes 5 et ces mystérieux enfants étaient la source de cette étrange ambiance. Mais ce n’était qu’une rumeur et il est toujours difficile d’en y détacher le vrai du faux….

Une jeune fille, âgée d’à peine 11 ans, longeait la grille de ce même bâtiment, elle portait un short en jeans trop grand avec un collant noir, une ceinture, avec une tête de panda comme boucle, permettait à son short de ne pas tomber, son T-shirt à manches courtes, lui aussi trop grand, tombait, laissant à découvert son épaule et la bretelle de son soutien-gorge, malgré le manque de poitrine. Elle avait attaché ses longs cheveux blonds en deux couettes hautes avec des élastiques à tête de panda, le même panda qui ornait sa ceinture. La pointe de ses cheveux étaient teints en bleu turquoise. Son cartable sur le dos, elle entra dans l’école, car oui, aujourd´hui, c’était la rentrée.
La rentrée, le retour de voyage, la fin des vacances, la retrouvaille des amis, la reprise des cours et avec, des contrôles, et pour notre jeune héroine, la préparation au bac de fin d’année, car, en effet, malgré son jeune âge, elle se trouva être en terminale. En entrant, elle ne prit même pas la peine de jeter un œil au tableau présentant les classes et le numéro des salles, qu’elle se dirigea déjà vers les escaliers menant aux salles supérieures. Un surveillant, l’ayant remarquée, l’arrêta alors :

« Hey ! Qu’est-ce que tu fais ? Il faut d’abord que tu regardes le tableau ! Et avant tout, qu’est-ce que fais une gamine comme toi ici ?

- Pas la peine, je sais dans quelle classe je suis, car j’ai dû changer d’école justement en raison de cette classe. Je suis dans la très réputée terminale à problèmes numéro 5. Ensuite pour la salle, j'ai tout de suite su de quelle salle il s'agissait, tout n’a été que question de logique. Si cette classe est effectivement, comme le dit la rumeur, une classe à problèmes, alors le proviseur aura fait en sorte de l’éloigner des autres classes pour ne pas les déranger, et l’endroit qui convient le mieux est l’étage, et plus précisément à côté des salles informatiques, car le premier jour personne ne vas les utiliser. Ainsi la salle 317 me paraît être la salle la plus adaptée car elle se trouve être assez grande pour accueillir toute la classe mais pas trop grande non plus, de sorte que le professeur puisse facilement arrêter un quelconque chahut. Si vous voulez me demander comment j’ai pu savoir combien on était, là encore tout n’était que question de logique. Les dix dernières années, les classes de terminale 5 étaient nombreuses de 36, 37, 35, 36, 37, 35, 33, 36, 3, et 35 élèves, ce qui nous donne une moyenne de 35,4 donc ma classe a 35 élèves.

- Q… Quoi ? A… Attends ! Tu m’as dit que tu as changé d’école ! Comment peux-tu savoir que cette salle se trouve à côté de la salle informatique et sa taille ? »

La jeune fille poussa un long soupir et secoua la tête avant de répondre :

« C’est simple ! Déjà, le plan des écoles est très logique et répétitif, de plus de dehors, il m’a suffi de compter les fenêtres et d’en déduire les numéros des salles. Et pour la salle informatique, il m’a suffi de remarquer les câbles électriques qui se trouvent ici et de comprendre le trajet qu’ils utilisent pour finir dans la salle informatique et ainsi en déduire le numéro de la salle à côté ! D’autres questions ? »

Le surveillant était bouche bée. Qui était cette jeune fille à la logique ridicule ? Il secoua la tête pour reprendre ses esprits et demanda :

« Je peux avoir ton nom, s’il te plaît ?

- Mais bien sûr, répondit-elle avec un grand sourire, c’est Mélanie Engel ! »

Il se précipita alors sur le tableau pour vérifier tout ce que cette jeune fille avait affirmer. Il regarda la liste des terminales 5, trouva son nom, puis compta le nombre d’élèves avant de dire en bégayant :

« C’est… C’est exact ! Mais comment… ? »

Alors qu’il se retournait pour demander à Mélanie comment elle s’y était prise, il constata avec regret qu’elle était déjà partie, le laissant seul, planté devant les tableaux, abasurdi, se demandant ce qui venait de se passer.
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Yonatsuki
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Re: K.I.D.S

le Lun 24 Avr - 21:34
(Pour rattraper mon retard, voilà la suite ! Bon je suis encore loin d'avoir vraiment rattraper les autres mais c'est mieux que rien... Embarassed )

8h25, il ne restait plus que 5 minutes avant le début des « rencontres » entre les élèves et leurs futurs professeurs. Mélanie montait nonchalamment les escaliers, en direction de sa salle. D’après ses calculs, il y avait 200 marches pour aller à l’étage souhaité et il ne lui restait plus que 5 min en raison du surveillant qui l’avait arrêté auparavant. Donc il fallait qu’elle monte chaque marche en 1,5 secondes. Mais elle prendrait du temps jusqu’à la salle, et ce temps équivalait à 37,8 secondes, ce qui réduisait son temps de montée à 1,311 secondes.
Ces calculs étaient un jeu d’enfant pour Mélanie, il s’agissait d’un passe-temps qu’elle répétait à chaque fois qu’elle se déplaçait quelque part, encore et toujours, sa vie n’était que chiffres et logique. Voilà ce qui arrivait, quand on se retrouvait avec la capacité d’hypercaption. Même si elle ne le désirait pas, elle ne pouvait s’en empêcher, c’était comme un devoir, une nécessité, qu’elle s’imposait à tout moment.

Enfin, elle arriva au 3e étage, passa devant la salle 315 et croisa un professeur s’y dirigeant. Vu son accoutrement, un professeur d’EPS, le visage grave, il était évident qu’il y allait à contre cœur. Mélanie arriva finalement à la salle 317, entra avec un grand sourire sur les lèvres, comme pour montrer son impatience à aller en classe et dévisagea lentement les autres élèves assis dans la classe. Des sièges étaient encore vides, sûrement des retardataires. Elle remarqua une place libre au premier rang et s’y précipita, comme une enfant se précipiterait pour aller chercher sa glace. La classe la dévisageait. C’est alors qu’un garçon à la carrure large et à l’air imposant d’un chef menant, se leva et se dirigea vers elle. Il la fixa un court moment, puis, un air moqueur sur les lèvres, prit la parole :

« Yo, gamine ! T’as pas vu qu’on est pas à la maternelle ? Retourne donc dans les jupes de ta mère !

- Oh ! Bonjour ! Tu es mon nouveau camarade de classe ! Enchanté ! Moi, c’est Mélanie, Mélanie Engel ! Et toi ?

- Je crois que tu m’as pas bien compris, là. Je t’ai pas demandé qui tu étais. Une gamine comme toi n’as rien à faire ici !

- Oh, pardon ! Il y a confusion. Je ne suis pas en maternelle mais bien en terminale, la terminale 5 pour être plus précise. Je viens d’être transférée donc…

- Ouais, c’est ça ! Tu me prends pour un con, oui ?! T’es une rigolote, toi. Sauf que t’as pas l’air au courant qu’ici, faut pas venir nous chercher, sinon… »

Il se mit alors à bouger ses doigts en face de son visage, comme le ferais un magicien s’apprêtant à exécuter son tour de passe-passe devant un groupe d’enfants. Sauf que cette fois, le tour paraissait beaucoup plus inquiétant, comme si, tout en bougeant ses doigts, ce garçon manipulait les sensations et le ressenti de la personne se trouvant en face.
Ce qui semblait être sa bande, se mit alors à rigoler d’un rire gras et bête. C’est à ce moment précis que le professeur se décida à arriver :

« Que se passe-t-il ici ? Encore toi, Mike ? Tu sais pourtant bien que s’est interdit !! »

Ce grand garçon à l’air suffisant, s’appelait donc Mike. Lors de la soudaine apparition du tant attendu professeur, Mike avait brutalement arrêté de gesticuler ses doigts devant Mélanie. Et avec, la drôle atmosphère qui s’était installée, s’envola, miraculeusement. Pour reprendre contenance, ce grand gaillard bomba le torse et répondit, très fier de lui :

« Ouais, M’sieur, à votre service ! Je disais juste à cette gamine de retourner dans les jupes de sa mère.

- Eh bien, tu peux arrêter, car il s’agit d’une jeune fille d’une excellence inégale et qui mériterait de se trouver dans une autre classe que dans cette merde là ! »

Dans cette phrase, ressortit toute la haine que ressentait ce professeur envers les élèves « spéciaux » des classes 5.
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Crossfire
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Re: K.I.D.S

le Mar 25 Avr - 20:31
[Bon bah voici un nouveau pavé ! Vous commencez à vous y habituer, non ? Comme ça vous avez de la lecture  Wink]


Je continue dans les allées qui deviennent peu à peu désertes. Il y a tellement peu de monde que je me demande si les petites frappes seront retrouvées inconscientes ... En soi, elle peuvent dormir sur le sol toute la nuit, je m'en fiche, ils n'avaient qu'a ne pas me chercher. Mais si c'est le cas, je vais avoir des problèmes demain. Ce serait peu probable, mais sinon le gars de seconde aurait prévenu l'infirmerie avant de partir en catimini. J’atteins la bibliothèque qui est bâtie comme ses homologues de facs américaines. Je rentre en pressant le pas, en fait je suis quasiment en train de courir. "Maria ! Maria ! Je suis tellement contente de pouvoir te revoir !"

Au milieu de la salle se trouve Maria Boïarov qui est nonchalamment assise sur une chaise qui flotte à 2 mètres du sol avec quelques bouquins autour dont les pages se tournent toutes seules. "Tu as pris tout ton temps pourtant." Elle ferme un livre sur la métaphysique et fait voler tous les livres à leur place dans les étagères tout en m'affichant un radieux sourire éclatant. "Cela me fait plaisir de te voir cette année !" Elle me tend le livre qu'elle lisait.

- Tu peux me le mettre sur mon bureau ?
- Mais tu peux très bien le faire toute seule !
- Tu es plus proche que moi, tu vois bien que je suis occupée à autre chose.
- Ahh ! Tu sais que tu es une vraie plaie ? Je sais très bien que tu pourrais manipuler 100 objets simultanément sans aucun problème !  
- C'est 200, tu le sais très bien ! Arrêtes de faire exprès de te tromper sur des choses aussi importantes !

On éclate de rire en même temps. Cela faisait du bien de parler à quelqu'un à qui je peux dire tout ce que je pense sans aucune restriction ! Maria avait 6 ans de plus que moi et est la documentaliste qui gère la bibliothèque et ses stocks. Au départ, elle avait plusieurs associés, mais en découvrant qu'elle avait des pouvoirs, ils avaient déposé une lettre de résignation illico. On peut dire que l'un de ses défauts est qu'elle se fiche totalement d'utiliser son pouvoir devant des inconnus, parce qu'il est inoffensif, à part si elle en perd le contrôle ce qui serait pas possible vu qu'elle manipule ses objets à la perfection, son seul problème est qu'après elle a très soif et manque de glucide. Du coup pendant toute la journée au CDI, on a le droit au tea time de Maria. Je pose le bouquin ainsi que mon sac que j'avais, dieu merci, réussi à laisser intact. Je prends une chaise et on commence à parler de tout de tout et de rien, des choses qui avaient changées depuis juin. Nos sujets sont allés des vacances à la baie de Ha Long à la Fashion Week tout en passant par la thèse du prix Nobel.

On arrête ces joyeuses retrouvailles lorsque l'on réalise qu'il est 18h45, donc bientôt l'heure de fermer la  bibliothèque. On sort de l'établissement pour rejoindre le quartier marchand, et l'on rentre dans l'un des cafés qui côtoie une grande place avec une fontaine. Le quartier s'était réveillé et avait été immergé par un flot d'étudiants qui ne semblaient pas pressés de rentrer chez eux. Je les comprends, je suis pareil. On se trouve une table libre sur la terrasse, on s'y installe. Ce qui est agréable avec cette saison, c'est qu'il fait doux et que le jour se couche tard. Je n’apprécie pas cette ville, surtout à cause du grouillement d'humains qu'elle représente, mais je ne peux pas dénier que le temps est quasiment toujours clément. On commande chacune des salades césariennes. Maria me regarde intensément.

- Tu es enfin tombée sous mon charme ?
- Je suis désolée de casser tous tes espoirs, mais je préfère les mecs. Passons. Tu sais bien que tu es obligée de rejoindre un club ?
- QUOOOOOOOOIIIIIIIIIIII ????!!!!!

Je me lève de ma chaise tout en criant. Les regards se tournent sur moi. Youhou. J'aurai dû accepter d'aller manger chez elle. Je me rassois en me raclant la gorge. Bien sûr, c'est à ce moment précis que le serveur décide d'arriver avec nos plats et un faux sourire ...

- Veux-tu bien m'expliquer cette arnaque ?
- C'en n'est pas une. Chaque élève doit rejoindre au moins un club.
- Tu te fous de moi ...
- Absolument pas. Ça a été annoncé à la conférence des secondes, mais ton professeur principal a dû en parler ...
- Heu ... comment dire ?
- Tu n'écoutais pas ?
- Comment tu as deviné !
- Je ne sais pas. Juste une intuition et que tu as dormi en cours pendant toute ta seconde ?
- C'est pas grave, je rejoins ton club.
- Ce n'est pas possible, il a été confié à quelqu'un d'autre parce que j'utilisai apparemment mes pouvoirs trop souvent.
- Oh pitié, je vais aller où à cause de tes bêtises ?
- Tous les clubs ne sont pas ouverts aux classes 5 et en plus vu ce que tu as fait au club d'athlétisme, tu ne vas être accueillie à bras ouvert nul part.
- Je le sais plus que bien ...
- Tu as une belle voix, tu peux aller au club de musique réservé aux 5.
- Tu sais très bien que je ne peux pas, sinon ils ne pourront pas jouer plus d'un morceau, et mon pouvoir serait découvert, ce serait une véritable catastrophe.
- Tu joues bien du violon ! De toutes manières, tu dois rejoindre un club.
- Okay, j'irais passer un coup d’œil ...
- Et dire que j'ai fait passer cette mesure pour que tu ne sois plus seule !
- QUOOOOOOOOIIIIIIIIIIII ????!!!!!

Ça sent le déjà vu, mais je ne me lève pas et je ne crie pas cette fois-ci. Presque pas. Un tiramisu et une crème glacée plus tard, on quitte le café. Maria me raccompagne jusqu'au pensionnat, en arrivant l'horloge sonne 9h. Ça me laisse une demi-heure pour me préparer. Je me couche, contente d'une journée qui s'est avérée pleins de nouvelles, bonnes et mauvaises, bien que rejoindre un club constitué que de personne avec des capacités est sûrement le meilleur choix que j'ai.

Je me réveille avec le brouhahas créé par mes voisines. Cela me met plutôt de mauvaise humeur, j’attrape un jean gris clair, un T-shirt avec le signe de T. Law et un sweat blanc. J'hésite à garder les bretelles ou pas, mais finalement j'enfile mes affaires avec une paire de baskets blanches. Je passe par la salle de bain pour mettre un peu de maquillage puis je rejoins le quartier marchand. Enfin la routine, quoi. Je rejoins ma classe pour le premier cours de maths, et je pris pour que le ou la prof n'ai pas le même rictus que ma prof de seconde, qu'est-ce qu'elle nous martyrisait celle-là ! Je rentre dans la classe, une bonne moitié est déjà présente et s’installe tranquillement, quelques uns discutent, mais la majorité montre clairement qu'ils sont en classe à contre cœur. Ce qui est bien c'est qu'on n'a pas besoin de plan de classe, c'est ta place et tu la gardes. Je m'installe donc au troisième rang à côté de la fenêtre. Je prends un chewing-gum et je commence à faire des bulles, de toute façon je n'ai rien d'autre à faire. Le prof prend 10 min après, lui non plus ne semble pas être ravi d'être en classe. Il est terrorisé, mon dieu que c'est original ! et bégaye un cours qu'il ne semble même pas comprendre, il semble tellement perdu que c'est également le cas de ses élèves. Je tourne mon attention sur mon ordinateur et cherche des informations sur le club de musique et je continue de buller. Ils avaient fait une salle spéciale pendant l'été juste pour ce club ! La classe. Enfin vu que la dernière a été un "peu" defoncée par un élève de 5, ils avaient pas eu trop le choix ... La deuxième heure s'annonçait tout à fait normale jusqu'à l'annonce.

"Mademoiselle Aimy Tianha est priée de se rendre au bureau du Proviseur-adjoint. Je répète Aimy Tianha de 1ère5 est priée de venir au plus vite au bureau de M. Le Chale. Merci."

Ooooooouuuuuups. Quelqu'un a cafté. Tous les regards se retrouve collés à moi. Quand je dis tous, c'est vraiment TOUTE la classe avec le malaise qui va bien et les sueurs froides. Je ferme mon ordinateur. C'était bien le jour à m'habiller comme ça et en plus d'avoir un chewing-gum. Super idée Aimy, vraiment ! Tout le monde va comprendre que je suis Lullaby juste grâce à la couverture !

- Mademoiselle ... vous ... vous devriez y aller ...
- Tsk !

Je ne veux pas ton avis, vas flipper ailleurs. Je me lève et prends mon sac. Les regards suivent tous mes gestes. Je ne suis pas une bête de foire ! Il y en a qui chuchotent. Je sais très bien ce qu'ils disent : ils doivent ressortir tous les ragots de la Lullaby, merci, maintenant c'est mort pour aller parler à Louise Birkmash, Yuki Hikari, Daniel Flestray, Alison Wood et Boris Sinistrah ! Bien sûr ! Qui serait assez fou pour parler à une délinquante qui s'amuse à tabasser des gens dans son temps libre ? Personne, même dans les classes 5. Les chuchotements deviennent de plus en plus fort. Je ne veux pas les entendre. Je m'en fiche, ce n'est pas vrai. Je jettes un regard circulaire sur les élèves,  sûrement empli de mon envie de meurtre que je n'essaye même pas cacher . Je sors en claquant la porte. Je presse le pas. Tsk ! Je ne suis pas un monstre et encore moins de foire putain !




[Bon bah du coup je m'occupe de la documentaliste Razz ]


Dernière édition par Crossfire le Mar 2 Mai - 15:27, édité 6 fois
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Yonatsuki
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Re: K.I.D.S

le Mar 25 Avr - 20:39
Wouah!!! J'adore ce que tu as écris!! C'est vraiment super!!
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Crossfire
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Re: K.I.D.S

le Mar 25 Avr - 21:57
Merci c'est gentil !
J'adore ton texte je suis contente de l'avoir lu, même en retard Laughing
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Erafli
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Re: K.I.D.S

le Jeu 27 Avr - 18:31
En me levant, je suis bien décidé à passer une journée calme, toute en discrétion. Je m'habille en sombre pour éviter d'attirer trop les regards sur moi surtout après la honte que je me suis tapé hier, sors dans la rue et me dirige vers le lycée.
   J'arrive légèrement en avance, et à ma surprise la salle est vide. Au moins, j'ai l'embarras du choix en ce qui concerne les places! Du coup, j’aperçois une table tout  au fond juste à coté de la fenêtre et m'y assied. Après avoir mis mes écouteurs, je me mets en position "Je suis pas d'humeur à taper une conversation". En même temps, qui voudrait s'asseoir à coté d'un gars qui fait pitié dès le jour de la rentrée. Par la fenêtre, j’aperçois les lycéens arriver, j'en reconnais certains, d'autres pas. Le ciel est devenu nuageux, il va sans doute se mettre à pleuvoir. En me retournant, je vois déjà la moitié de la classe remplie. Je jette un regard sur ma montre: 9h01. Le prof va pas tarder à venir. L'une des seules personnes dont je me rappelle le nom est celle qui s'est assise juste devant moi: Aimy Tianha. Elle sort vite son ordi tellement le cours est ennuyeux. ET moi, je fais quoi? Je continue ma contemplation par la fenêtre et continue à m'ennuyer. Super ma vie!
   La deuxième heure s'annonce vite plus intéressante que la précédente.
A l'annonce:

  "Mademoiselle Aimy Tianha est priée de se rendre au bureau du Proviseur-adjoint. Je répète Aimy Tianha de 1ère5 est priée de venir au plus vite au bureau de M. Le Chale. Merci."

  Un sentiment de soulagement me revient. Je n'ai rien contre cette fille, elle ne m'a rien fait d'ailleurs mais c'est juste que au moins, ça ne sera plus moi le centre d'attention de la classe. Enfin! Juste la honte d'hier vient de s'envoler. Mais malgré cette joie, je ne peux pas m’empêcher de sentir de la compassion pour cette fille. D'ailleurs, sa gêne transparaît sur son visage. En sortant, après avoir claqué la porte, un silence s'installe. Tout est calme autant dehors que dans la classe. Pas un seul bruit. Jusqu'à ce que Connie, un élève à l'autre bout de la classe se mouche avec un mouchoir. J'avais envie de me lever et de lui demander "Pourquoi t'as interrompu ce silence? C'est des moments sacrés ptn". Mais la réponse était tellement évidente et puis, je gacherais ma journée "Spéciale discrétion".  

  A la pause du midi, je m'installe à la cafet', ressors le livre d'hier et mange un cookie. A une autre table, je vois des élèves de premières ( autres que 5) en train de se marrer. Je ressens vite la jalousie monter en moi. Tellement que ça en devient insupportable. Je peux même plus me concentrer sur mon livre. Je le ferme, le range dans mon sac et pars tout en me rappelant qu'il fallait que je fasse un tour à la salle de musique ce soir.


 (Voila! Bon je sais c'est pas du tout créatif mais bon x))
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Mystic
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Re: K.I.D.S

le Dim 30 Avr - 14:36
7h30.....Je suis dans mon lit et je me dis que si je me lève pas bientôt je vais être obligé de me presser pour aller en cours et il n'y a rien de pire pour commencer une journée.....Je me lève et je prie intérieurement pour qu'il y ait du monde à la répet de groupe de ce soir sinon adieu mes espoirs de musique ! Après avoir mis un pantalon vert bouteille et un pull noir je me prépare pour aller en cours.
Je pars de chez moi assez sereine et je grimpe les escaliers pour rejoindre mon premier cours de la journée: des maths...Super de quoi vomir dès le matin ! Je veux m'installer au fond à coté de la fenêtre mais la place est déjà prise. Tiens ne serait-ce pas celui qui est en seconde normalement ? Ah mais oui j'avais oublié on l'a transféré en 1ère.
Je me mets donc un rang devant lui et je me concentre sur les cours...avant de somnoler et d'être réveillé par un appel qui demande Aimy Tianha. Je ne m'en occupe pas plus elle doit déjà être assez mal à l'aise comme ça. Midi arrive enfin et je retrouve Lisa pour manger.
"Alors nerveuse pour ce soir ?"
"Un peu, je dois avouer que si je me retrouve encore toute seule comme la dernière fois...."
" Euh....D'après ce que tu m'as raconté tu n'étais pas toute seule !!"
"Tu veux parler de Bo ?"
"Oh c'est que madame l'appelle par son petit nom !!" Je rigole devant sa mine ahuri!
"T'es bête de toute façon je ne pense pas le revoir tout à l'heure il n'avait pas l'air très convaincu..."
"Dommage tu aurais pu devenir sa meilleure amie et tout le monde se demandera comment tu as fait pour atteindre le mystérieux Boris...." Alors là elle m'a achevé et je pars dans un fou rire interminable !

Quand vient la sonnerie j'ai encore du mal a tenir sur mes jambes. Avant d'entrer dans le bâtiment de sport je lance à Lisa :" on se voit ce soir après la répet pour s'entrainer !"
Elle hoche la tête et pars en direction de sa classe. On est dans la même classe mais ne fais presque pas les mêles options que moi. Surtout que elle est moins dangereuse que les autres d'après la cpe.  Donc elle suit quelques cours avec les autres classes. Ca ne doit pas être facile pour elle.

Cette après midi on a sport, génial. Mais bon on fait du basket donc ça peut passer.

Après mettre changé, en noir et en rouge, je me dirige dans le gymnase. Monsieur Naneau nous explique qu'on doit faire des équipes. Sans Lisa et après deux jours de cours je ne connais personne !! Ah moins que....Prenant mon courage à deux mains je vais voir Boris et lui demande :
"Hey salut ! Je connais que toi dans la classe...et si je connaissais quelqu'un d'autre je ne serai pas venu te déranger mais... je peux te demander de me mettre avec toi dans ton équipe ? Tu n'es pas obligé d'accepter ne t'en fait pas,  mais je me débrouille plutôt bien donc je serai pas un gros boulet quoi..." Et je le regarde droit dans les yeux en attendant sa réponse.
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Yonatsuki
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Re: K.I.D.S

le Lun 1 Mai - 0:47
Lorsque le malentendu fut résolu, le début des cours put enfin commencer. Seulement, un point restait étrange : durant cet éclat entre le professeur et Mike, Mélanie était restée assise tranquillement sur sa chaise, comme si de rien n’était, un grand sourire peint sur les lèvres, comme irréel. On aurait dit une statue de marbre ou un de ces sourires factices bien connu des mannequins, qui aurait été collé sur ses lèvres.

Les cours défilèrent les uns après les autres, Mélanie avait établi sa place au premier rang en face du bureau du professeur, pour chaque cours. C’était comme un caprice, il fallait qu’elle ait sa place en face du professeur au premier rang, ou elle piquerait une crise digne d’un enfant de 5 ans. Ce pourquoi à la fin de chaque cours, elle courait vers la prochaine salle, de sorte qu’elle puisse arriver la première, et ainsi, s’assurer que personne ne puisse lui la prendre. Cette place était parfaite pour se faire remarquer du professeur. Elle le regardait alors droit dans les yeux, écoutait très attentivement son cours, buvant littéralement ses paroles et gardant toujours son sourire. Dès qu’une question était posée, elle était toujours la première à lever la main, bondissant presque de son siège, elle donnait l’impression de vouloir toucher le plafond avec sa main, et bien sûr, ses réponses étaient toujours correctes. On aurait dit un petit chien surexcité, voulant jouer à la ba-balle et ainsi, faire plaisir au maître. Les professeurs tombaient d’ailleurs sous le charme de cette jeune fille, sérieuse, investie, motivée, à la participation active et agréable et qui semblait voir paraître devant elle un futur resplendissant.

Ainsi se déroula la journée, les professeurs toujours admiratifs de cette vision inattendue d’élève parfaite dans une classe 5, et Mélanie toujours aussi excitée, remerciant ce jour béni qu’était la rentrée. Elle aurait voulu que la journée ne se termine jamais, mais toute chose à une fin, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Trainant les pieds, Mélanie sortit du dernier cours de la journée, une tête de dix longs sur le visage, elle se serait soudainement mise à pleurer que cela n’aurait pas été étonnant. Mais elle retrouva très vite le sourire, et c’est en sautillant qu’elle sortit du lycée. Il était 16h01, c’est alors que Mélanie s’arrêta et aperçue une scène tout à fait inattendue. Une fille à la peau bronzée et aux cheveux blancs se battait contre une bande de dix garçons. Cette scène déjà pas courante était encore plus atypique par le fait que la jeune fille chantait tout en faisant face à ce groupe de voyous :


"I'm in love with an angel who's afraid of the light
Her halo is broken but there's fight in her eyes

Walls are built to keep us safe
Until they're crashing down
Worlds apart we were the same
Until you hit the ground"

Elle les poussait et les voilà à terre, comme totalement épuisés, elle, en pleine forme et d’une rapidité à en couper le souffle. Elle esquivait chaque tentative de riposte des jeunes avec une facilité enfantine, on aurait pu imaginer qu’elle s’amusait s’il n’y avait ce regard qui montrait bien à quel point ça l’énervait.


"So fly on your own
It's time I let you go

So fly on your own
It's time I let you go
Go"


Elle venait de terminer sa chanson. Toute la bande se trouvait à présent à terre, battus par cette jeune fille, Mélanie l’observait avec un grand sourire béat sur les lèvres, nullement intimidée par cette fille qui venait pourtant de battre à elle toute seule une bande de 10 garçons. La jeune fille lui sourit elle aussi, puis partit en direction de la bibliothèque. C’est alors que Mélanie eut une illumination, la bibliothèque !! Étant une transféré, elle n’avait pu voir encore la bibliothèque, qui est pourtant la partie la plus importante du lycée ! Mélanie se dépêcha alors de se diriger vers ce qui allait être son futur lieu préféré. En entrant, que fut sa surprise en y voyant une femme assise sur une chaise à deux mètres du sol ! La jeune fille de la bagarre se dirigea alors vers elle. Elles avaient l’air de se connaître. Sans plus se soucier de ce qui ne l’intéressait pas, Mélanie se rua vers les rayons de livres de la bibliothèque. De la littérature, du fantastique, des romans policiers, de la science-fiction,… cette bibliothèque avait une gamme de livres gigantesque. Mélanie ne pouvait s’empêcher de sourire de toutes ses dents. Après une longue méditation, elle opta pour un Proust : Du côté de chez Swann, un classique. Cela devait être la dixième fois qu’elle le lisait, mais elle ne s’en lassait pas. Elle resta plongée dans sa lecture jusqu’à ce que quelqu’un lui tapote l’épaule :

« Il est 19h. Il faut fermer la bibliothèque, veux-tu emprunter ce livre ?

- Oh non ! répondit Mélanie avec un grand sourire, je l’ai déjà lu, je voulais juste le relire à nouveau, car il y a certains passages, certes je comprends ce que Proust veut transmettre comme message, mais je ne comprends pas pourquoi il veut faire passer ce message-là. Et qu’importe le nombre de fois que je le lis, je ne comprends toujours pas. Cela m’intrigue, ce pourquoi, je ne me lasse pas de le lire. Je ne comprends d’ailleurs pas comment on peut se lasser d’un livre, encore un sentiment hors d’atteinte de ma compréhension…

- Bon tu le veux ou pas ? Il faut que je ferme !


- Oh pardon ! Non, je vais le remettre à sa place. »

Sur ce, Mélanie se leva, remit le livre sur son étagère, là où elle l’avait pris, et sortit de la bibliothèque. Il ne faisait pas encore noir, mais le soleil n’allait pas tarder à se coucher. Sans plus tarder, elle se mit alors en route pour rentrer chez soi, après cette longue journée de rentrée.
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Crossfire
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Re: K.I.D.S

le Lun 1 Mai - 20:51
[Bon au départ, c'était sensé être un paragraphe court pour changer, mais bon ... voilà ... les détails et les retouches ...    ]

Mes pas résonnent dans les couloirs. Juste la pensée de me retrouver dans la pièce ovale qui servait de bureau à Le Chale me déprime, dans cette petite pièce sans fenêtre, toute blanche ...brrr ... Il va forcément me menacer de prévenir mes parents si je ne peux pas prouver que c'est eux qui ont commencé, c'est l'une des dernières choses que je veux voir se réaliser de mon vivant, mais si j'ai été appelée cela annonce rien de bon ... Je sors du bâtiment et je prends l'allée vers le bureau du Proviseur-adjoint. Mes bretelles claquent contre mes mollets me rappelant le bruit répétitif d'une horloge et il commence à pleuvoir ! Je met ma capuche et je pique un sprint vers les bâtiments administratifs où j'arrive totalement trempée de la tête aux pieds. Cette journée commence clairement à me gonfler ! Je demande le bureau de M. Le Chale, on m'indique avec des yeux indignés de me voir tremper les tapis qu'il attend déjà avec mes camarades. Oh, c'est donc bien une plainte, non justifiée, de la part du groupe d'hier. Je me dirige vers le bureau, de toutes les manières ne pas venir ne ferait qu'empirer les choses. Je toque à la porte.

"Cela doit être Mademoiselle Tianha, je vous avais dit qu'elle viendrait, elle est toujours très ponctuelle. Rentrez, Mademoiselle Tianha."

J'ouvre la porte pour voir à ma droite le chef du groupe de la veille et quelques autres voyous, ainsi qu'à ma gauche le gars de seconde qui essaye de maintenir son calme même si il n'est apparemment pas un as au bluff, bien sûr M. Le Chale est au milieu appuyé sur son bureau. C'était un grand homme d'âge moyen qui attrape l’œil par son charisme naturel qui enveloppe toute la salle donnant une impression chaleureuse aux murs blancs et au mobilier moderne en verre. Il a toujours été très indulgent vis-à-vis de mes actions pour une raison, on va dire assez particulière ... A vrai dire, on avait du mal à se détacher de ses yeux verts quasiment hypnotisant, je me suis toujours demandée s'il n'avait pas de capacité de type médusa, mais je n'ai jamais pu le vérifier, imaginez le Proviseur-adjoint serait un de ces monstre dont le Proviseur a tant peur ! Ce serait tellement amusant ! Bien que cela doit être qu'une fantaisie de ma part ... Je me détache vite de mes pensées, ce n'est pas le moment de rêvasser, celui qui est le plus habile serait celui qui pourra éviter l'exclusion et donc l'avertissement aux parents.

- M. Le Chale, puis-je vous demander pourquoi m'avez-vous convoquée ?
- Il semblerait que vous ayez blessé ces jeunes et leurs amis hier.
- Il me semble que je n'ai fait que de les éviter et qu'ils sont tous tombés à terre suite à leur épuisement.
- Comme pour les groupes de l'année dernière, Mademoiselle Tianha ?
- En effet, j'aimerai que ces jeunes gens me prouvent qu'ils sont blessés bien à cause de moi et non à cause de leur propre faute.
- Mais vous n'avez pas de témoin. Le jeune homme ici même atteste que vous l'harceliez et que vos camarades de première ont voulu l'aider mais que vous les avez mis à terre avant qu'ils ne puissent utiliser des manières plus pacifiques.

Je croise les bras et regarde le bureau, perplexe. Il y avait des dossiers avec les noms de toutes les personnes de l'incident. Matheo Fernez, c'est le nom du gars de seconde. Bon, il va falloir que mon bluffe réussisse, mais Elle va forcément répondre à l'appelle, n'est-ce pas ? Je vais vous faire regretter de me faire perdre mon temps. Un petit sourire se dessine sur mon visage.

- Tout d'abord, je suis émue par ta gratitude, dis-je en direction du seconde.

Les visages des premières deviennent enfin plus sérieux. Cela me pousse encore plus à me lancer.

- Donc M. Le Chale , il me suffit juste d'un témoin plus valide que celui présent ?

Les visages des premières se crispent. Ils croyaient vraiment que j'allai me laisser faire sans me battre ? Je pensai qu'ils avaient déjà compris hier que je n'aimai pas perdre.

- Tout à fait, enfin plutôt d'un témoin qui affirme votre version des faits.

Il est calme comme une pièce de glace, mais au moins il a toujours été sans aucuns préjugés, ce qui tourne à mon avantage, puisque cela m'est déjà arrivé plusieurs fois et à chaque fois en présence de ce cher Le Chale.

- Très bien, puis-je emprunter votre micro ?
- Je vous en prie, vous connaissez son nom et sa classe ?
- Vous en faites pas, elle est plutôt connue, le seul problème est qu'elle est un peu difficile discerner quelques fois ...

J'enclenche le micro sur toutes les salles de classes.

"Mademoiselle Mélanie Engel est demandée par M. Le Chale. Mademoiselle Mélanie Engel de Terminal 5 est donc attendue au plus vite au bureau du Proviseur-adjoint. Je m'excuse de la gène occasionnée et je vous remercie de votre attention."

A la mention de la Terminale 5 et de mon commentaire, leurs mines de supériorité se décomposent totalement. Je n'ai rien contre vous les gars, comparé à vous, mais je ne vais pas dénier que cette situation m'amuse comme une petite folle. Je vais la revoir plus vite que je le pensai, cette Mélanie Engel ... Je m'approche du seconde et je l'attrape par l'épaule, assez près pour que les autres ne m'entende pas.

- Tu vas devoir vite choisir ton camps, mais tu devrais quand même savoir avant tout que je suis au courant de tes capacités, Matheo Fernez, et je pense que cela ne t'enchanteras pas si j'en informe le Proviseur-adjoint, juste ici. Surtout que tu te retrouverais dans ma classe vu qu'il n'y a pas de seconde 5 ...
- Comment ... comment tu connais mon nom et à propos de ...
- Chhhh ... Je déteste les personne qui posent trop de questions. Et en passant, tu commences vraiment à me taper sur les nerfs.

Je me relève et lui lâche l'épaule. Je retourne à ma place initiale, devant la porte. Tout le sang-froid qu'il avait réussi à maintenir jusque-là éclate en mille morceaux, Fernez commence à trembler et son regard vacille entre moi et le groupe de premières. Malgré son indulgence habituelle, Le Chale me fixe avec un regard de reproche. Je mets mes mains dans mes poches et détourne les yeux. Un long silence s'installe. Le Chale s'adresse à moi et je le regarde avec un air malicieux, le même sourire aux lèvres que depuis le début de cette petite réunion.

- Mademoiselle Tianha, j'aimerai que vous me répetiez mots pour mots ce que vous venez de dire à cet élève.
- Je lui disais juste que pour son propre intérêt, il faudrait qu'il arrête de vous mentir.
- Aucune menace ?

Sa question est tournée vers l'élève de seconde. Je le regarde en souriant puis tourne le regard, l'air indifférente. C'est vous qui m'avez obligée à jouer la méchante, malheureusement pour vous ça ne me fait rien de vous faire renvoyer, parce que vous vous êtes pris à la mauvaise personne. Il secoue la tête. "Aucune menace, Monsieur."

Elle ne devrait plus tarder à venir. Cette journée n'est pas si mal finalement.


Dernière édition par Crossfire le Jeu 4 Mai - 21:04, édité 1 fois
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Re: K.I.D.S

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